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Lexique CEJM Thème 3

L'organisation de l'activité de l'entreprise

Economie : Comment les facteurs économiques déterminent-ils les choix de production

Les choix de production de l'entreprise (Chapitre 10)

  • Facteur Capital (K) : ressources utilisées
    dans la production de l'entreprise (machines,
    bâtiments, outils de travail). Il évolue
    constamment grâce au progrès technique
    et à l'innovation. Le capital se déprécie avecle temps car le matériel s'use par l'utilisation faite pour produire. On investit pour remplacer un matériel devenu obsolète, pour augmenter les capacités de production ou pour améliorer la productivité de l'entreprise (cf. ci-après).

  • Facteur Travail (W) : prise en compte des salariés dans la production de l'entreprise, d'un point de vue quantitatif (nombre de salariés par exemple) et qualitatif (compétences détenues, connaissances et expérience).

  • Capital humain : capital que possède un
    individu sur le marché du travail. Il regroupе ses connaissances et compétences (savoir- faire et savoir-être). Il dépend de la formation scolaire et continue et de l'ensemble des expériences aussi bien professionnelles qu'extraprofessionnelles. En principe, il se développe tout au long de la vie. À ce titre, il coûte également de plus en plus cher avec l'âge.

  • Arbitrage économique : choix pour un
    agent économique dans l'utilisation des
    ressources (rares), par exemple entre le temps
    ou l'argent, entre consommer ou épargner ou
    encore entre le capital ou le travail pour une
    entreprise qui produit. L'arbitrage prend en
    compte les avantages et sacrifices potentiels
    de chaque décision pour choisir ce qui sera le
    plus profitable. L'arbitrage se base sur l'idée que l'agent économique est rationnel, c'est-à- dire qu'il va toujours prendre les décisions qui lui procurent le plus de satisfaction, compte tenu de ses moyens.

  • Combinaison productive : choix de la
    proportion de facteurs utilisée pour une
    quantité de production définie (50% de

  • capital et 50% de travail ou 70 % de capital
    et 30% de travail pour un même niveau de
    production par exemple)

  • Complémentarité des facteurs de production : utilisation conjointe de plusieurs facteurs de production pour produire (notamment le capital et le travail).

  • Substituabilité des facteurs de production : possibilité de remplacement d'un facteur de production par un autre pour produire.

  • Coût fixe : dépense qui est constante pour un niveau de production (loyer. assurances, etc.)

  • Coût variable : dépense proportionnelle à la quantité de production (matières premières, etc.)

  • Coût direct : dépense directement liée
    à la production de l'entreprise (matières
    premières, machines, etc.)

  • Coût indirect : dépense indirectement liée
    à la production (salaires, publicité, matériel
    informatique, etc.)

  • Classement Great Place to Work : classement mondial annuel permettant d'évaluer les entreprises au sein desquelles il est agréable de travailler.

  • Processus : ensemble de tâches reliées
    entre elles, permettant d'aboutir à un résultat
    attendu.

  • Chaîne de valeur : ensemble des étapes
    dans le processus de création de valeur, c'est-à-dire de production.

  • Externalisation : choix fait par une entreprise de faire réaliser parune autre une partie de son activité. Le choix d'externaliser peut s'expliquer par:

  • Une meilleure compétence de l'entreprise choisie

  • Un coût plus bas

  • Une recherche de gain de temps par
    l'entreprise d'origine

Les choix de production de l'entreprise (Chapitre 10)

Contrat de prestation d'externalisation (outsourcing): contrat de longue durée consistant à confier une activité à une entreprise extérieure prestataire.

Stratégie d'impartition : mise en commun d'activités secondaires, non essentielles, par des entreprises distinctes voire concurrentes dans des domaines tels que le secrétariat ou l'accueil. Cette stratégie de coopération vise plusieurs objectifs tels que le gain de productivité, le partage des coûts, la rentabilisation des investissements, etc.
Sous-traitance : contrat par lequel une entreprise qui s'est engagée auprès d'un client décide de confier une partie des tâches à un sous-traitant, compte tenu de son savoir faire particulier ou pour faire face à une demande trop forte pour ses seules capacités de production.
Concession : contrat commercial conclu

entre le concessionnaire et un autre commerçant, appelé le concédant, pour obtenir des

marchandises qu'il s'engage à commercialiser sous la marque du concédant. C'est une relation d'exclusivité territoriale de distribution. Le concédant se protège ainsi de la concurrence directe d'autres marques
qui approcheraient le concessionnaire. Le

concessionnaire se protège d'autres distributeurs dans le même secteur et bénéficie ainsi d'un monopole géographique.
Contrat de franchise : contrat conclu par
un franchiseur qui bénéficie d'une image de
marque et d'un savoir-faire et qui accorde le
droit de les exploiter à un franchisé contre
paiement d'une redevance. C'est une relation
de formation et d'assistance du franchiseur vers le franchisé.
GIE (groupement d'intérêts économiques) : accord établi entre plusieurs entreprises pour mettre en commun un certain nombre d'activités: recherche, transport, vente, etc.
Coûts de production : ensemble des dépenses réalisées par l'entreprise pour produire.
Productivité : mesure de l'efficacité de la
combinaison productive.
Gains de productivité : amélioration de
l'efficacité des facteurs de production sur une période donnée.
Taux d'intérêt : prix déboursé par l'entreprise pour réaliser un emprunt. Si le taux d'intérêt est faible, elle peut investir à un coût faible. Un faible taux d'intérêt favorise donc l'investissement tandis qu'un taux élevé
a tendance à le freiner.

 

Droit : Comment choisir une structure juridique pour l'entreprise

Le choix de structure juridique adaptée à l'entreprise (Chapitre 11)

  • Statut juridique : ensemble de règles
    applicables à un groupe d'individus défini.
    Pour une entreprise, le statut juridique
    est la structure choisie pour exercer une
    activité économique. Elle va fixer ses règles
    de fonctionnement.

  • Régime fiscal : ensemble de règles qui
    définissent comment l'État va percevoir
    l'impôt sur les revenus et les bénéfices réalisés grâce à l'activité économique de l'entreprise.

  • Revenu : d'un point de vue fiscal, il s'agit
    de l'argent gagné grâce à une activité salariée ou non salariée, les indemnités reçues grâce à la redistribution (chômage, invalidité, etc.) et une partie des revenus du patrimoine.

  • Bénéfice : différence entre les produits
    générés par les ventes et les charges, donc
    les dépenses réalisées. Il correspond au profit réalisé par une entreprise.

  • Régime social : ensemble de règles qui
    permettent de protéger l'individu contre les
    risques de la vie, notamment son accès aux
    soins et à la retraite.

  • Entrepreneur individuel (El) : statut
    juridique d'un individu (personne physiqueе)
    qui exerce une activité professionnelle en
    son nom propre. Chaque personne ne peut
    posséder qu'une seule El. Le statut s'applique sans formalité particulière. II n'implique pas la création d'une personne juridique distincte. L'entrepreneur individuel détient alors dans son patrimoine à la fois ses biens personnels et professionnels. Seul le patrimoine utile à l'activité professionnelle est engagé pour
    répondre aux dettes contractées dans le cadre de l'activité professionnelle. Fiscalement, il existe un régime classique de l'entrepreneur individuel: celui de l'imposition sur le revenu, avec option possible pour l'impôt sur les sociétés. L'entrepreneur peut aussi opter pour le statut fiscal de microentreprise (cf. ci-après). Le régime social est celui des travailleurs non-salariés

  • Société : contrat par lequel plusieurs
    personnes décident de mettre en commun
    des biens et/ou leur travail dans l'exercice
    d'une activité, afin ensuite d'en partager
    les résultats. La mise en société implique la
    création d'une personne juridique nouvelle
    à compter de l'immatriculation au Registre
    du commerce et des sociétés (RCS), avec un patrimoine propre. Elle peut avoir un objet civil (société civile immobilière par exemple) ou commercial.

  • Patrimoine: il est composé de biens, de
    droits (droit de créance, droit d'auteur ou

  • encore usufruit, par exemple) et d'obliga-
    tions (ou dettes) qui ont une valeur finan-
    cière. Une personne juridique (physique ou morale) a nécessairement un patrimoine, et un seul. Seule une personne juridique peut détenir un patrimoine. Le patrimoine de l'entreprise est composé du capital social constitué par les associés (apports), de biens immobiliers, du matériel acheté du fonds de commerce, des brevets et licences d'exploitation par exemple. On y trouve aussi les dettes contractées pour acquérir ces biens (les emprunts bancaires notamment).

  • Fonds de commerce : ensemble d'élé-
    ments permettant à un commerçant d'exercer sa profession. On y retrouve le matériel, les équipements, la clientèle, etc. Le fonds de commerce a une valeur financière et à ce titre,il peut être vendu.

  • Capital social : total des sommes appor-
    tées par les associés ou actionnaires dans la société, en argent ou en nature (biens), lors de sa constitution ou d'une augmen-tation de capital, en échange de droits sociaux. Selon le type de société envisagé, un montant minimum de capital social est imposé pour la création de celle-ci. Pour une société anonyme (SA), il est par exemple de 37 000 euros.

Le choix de structure juridique adaptée à l'entreprise (Chapitre 11)

  • Apport : opération réalisée par les inves-tisseurs lors de la constitution de la société ou d'une augmentation de capital. C'est un transfert réalisé au profit de la société en vue d'obtenir des droits sociaux. Les apports peuvent être réalisés en numéraire (argent), en nature (biens) ou en industrie (savoir-faire). L'apport en industrie n'est pas comptabilisé au capital social. Par ailleurs, il n'est pas possible dans tous les types de sociétés.

  • Droits sociaux : droits reconnus pour
    chaque acquisition de titres sociaux. Ces
    droits sont financiers (prix de vente des titreset dividende) ou extra-financiers (droit devote, droit d'information) en contrepartie
    de l'apport réalisé par une personne.

  • Titres sociaux : titres de propriété d'une
    partie d'une société au profit d'un associé ou actionnaire en échange de son apport.

  • Société de personnes : structure juridique
    basée sur un lien personnel fort entre les associés. On parle d'intuitu personae. Ainsi,
    le fonctionnement et la gestion de l'entreprise sont fixés par des règles qui tiennent compte de cet attachement. L'entrée dansla société est conditionnée par la qualité ou l'identité de la personne. Les cessions de parts sociales sont soumises à accord (agrément) des autres associés pour éviter l'entrée de personnes non désirées dans l'entreprise.

  • Société de capitaux : structure juridique
    sans considération de la personne des actionnaires. Ne sont pris en compte que les apports effectués et les montants investis dans l'entreprise. Les parts sont librement transmissibles.

  • Associé : personne physique ou morale qui détient une partie du capital d'une société de personnes.

  • Actionnaire : personne physique morale
    ou qui détient des actions société dans une de capitaux.

  • Part sociale : titre de propriété sur le capital social d'une société de personnes dont la cession est soumise à une autorisation (procédure d'agrément) des autres associés.

  • Déclaration d'insaisissabilité : acte
    notarié qui permet de protéger les biens
    immobiliers que l'on a choisis et listés en
    cas de difficultés de l'entreprise. Ces biens
    immobiliers ne peuvent être saisis par des
    créanciers professionnels qui voudraient
    obtenir paiement de leur créance. Avec la
    protection prévue par la loi, son utilité reste
    désormais très marginale.
    N.B. La résidence principale est insaisissable sans avoir besoin de faire cette déclaration. Si le bien est
    utilisé en partie pour l'habitation et en partie pourl'activité professionnelle, seule la partie dédiée à l'habitation est protégée.

  • Microentrepreneur : (ancien autoentrepreneur): régime fiscal et social simplifiépour l'entrepreneur individuel, afin defaciliter le début d'activité et la création
    d'entreprise. Le chiffre d'affaires maximal
    pour pouvoir opter pour ce statut simplifě estplafonné à 188 700 еuros pour les activités de vente de biens et hébergement (sauf location meublée) et 77 700 euros pour les autres prestations de services.

  • EIRL (entreprise individuelle à responsabilité limitée) : ce statut n'existe plus depuis la réforme du statut d'entrepreneur individuel (février 2022).

  • SARL (société à responsabilité limitée) ou
    EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée) 
    : société commerciale depersonnes dans laquelle la responsabilité des associés est limitée au montant de leur apports. Autrement dit, ils ne peuvent perdre que ce qu'ils ont investi dans l'entreprise et non leur patrimoine personnel. La SARL comprend 2 à 100 associés, personnes physiques ou morales pour (une seule personne la forme unipersonnelle). Il n'y a pas de capital social minimum. Le versement des apports est soumis à conditions. La SARL est dirigée par un ou plusieurs gérants. Elle est soumis à l'impôt sur les sociétés pour les

Le choix de structure juridique adaptée à l'entreprise (Chapitre 11)

 les bénéfices réalisés. Il est possible de demander temporairement une imposition sur le revenu lorsque la SARL a moins de 5 ans ou lorsque c'est une société familiale.

  • SAS (société par actions simplifiée) ou SASU (société par actions simplifiée uniper-sonnelle) : société commerciale de capitaux caractérisée par une grande souplesse dans les modalités de fonctionnement et de transmission des titres. Il n'y a pas de montant minimum pour les apports. Les associés ne sont responsables qu'à hauteur de leurs apports. La SAS est dirigée par un président. Elle est soumise à l'imposition sur les sociétés sauf option pour l'IR (sous conditions). La transmission des titres est libre sauf choix contraire dans les statuts.

  • SA (société anonyme) : société commer-ciale de capitaux composée d'au moins 2 associés. Le capital minimum est de37 000 €. C'est la forme privilégiée pour les grandes entreprises, notamment celles qui souhaitent entrer en Bourse,. Les titres sont librement négociables sur le marché financier. Les apports en industrie sont interdits puisque les actionnaires sont reconnus comme propriétaires compte tenu de leur investissement et non de leur personne. La SA est dirigée par un conseil d'administration ou un directoire. Elle est imposée à l'IS, avec option possible pour l'IR à certaines conditions.

  • TS (travailleur salarié) : il s'agit d'un
    régime social général qui est celui de la
    Sécurité sociale. Il concerne quasiment
    90% de la population. Il concerne les gérants minoritaires de SARL (possédant moins de 50% des parts sociales), les présidents de SAS ou de SA et le gérant non associé d'EURL. En l'absence de rémunération, le dirigeant ne devra verser aucune cotisation, contrairement au travailleur non salarié.

  • TNS (travailleur non salarié) : il s'agit du
    régime spécial de la Sécurité sociale pour les indépendants. Les cotisations sont presque 2 fois plus faibles que pour le travailleur salarié. Il concerne les gérants majoritaires de SARL (possédant plus de 50% des parts sociales) ou les entrepreneurs individuels. Néanmoins, elle ne couvre pas le risque de chômage et nécessite souvent de souscrire à une complémentaire pour être mieux protégé.

  • IR (impôt sur le revenu) : montant prélevé
    par l'État sur l'argent gagné par un foyer
    fiscal. C'est un impôt progressif (le taux
    d'imposition - en pourcentage - augmente
    avec le montant des revenus) qui dépend
    du montant total des revenus générés par
    les individus qui composent le foyer. Il est
    prélevé à la source, c'est-à-dire directement
    sur le salaire, avec régularisation annuelle.
    L'option à l'IR est plutôt intéressante lorsque les revenus sont faibles car les taux progressifs de l'impôt sur le revenu vont de 0 à 45%.

  • IS (impôt sur les sociétés) : taxe qui touche
    le résultat annuel (bénéfice) d'une entreprise. Le taux d'imposition est fixé à 25 %. avec un taux réduit de 15 % pour les PME sous conditions, Pour les sociétés à l'IS, les dividendes peuvent être gardés en réserve (épargnés) ou distribués aux associés. Ceux qui sont distribués sont ensuite imposés au titre d'un prélèvement forfaitaire unique de 30 % dans les mains de l'associé, sauf option pour l'impôt sur le revenu.

  • Economie sociale et solidaire (ESS) : terme qui recouvre l'ensemble des entreprises organisées sous forme de coopérаtives, mutuelles, associations ou fondations

  • dans un objectif commun d'utilité sociale et
    de solidarité entre individus. Elles visent à
    remettre l'humain au centre de leur projet
    économique. Le fonctionnement y est
    démocratique et participatif.

  • SCOP (société coopérative) : société de
    forme classique (SARL, SA, SAS) dont les
    salariés sont les associés majoritaires (51%
    du capital social et 65% des droits de vote).
    Elle nécessite un agrément du ministère du Travail. Compte tenu de sa forme particulière, le capital social peut varier sans formalité d'entrée ou de sortie. Chaque salarié dispose d'une voix dans les votes, quel que soit le montant de son apport. Les règles classiques des formes de société sont un peu modifiées lorsqu'elles sont constituées en SCOP. La répartition des bénéfices est encadrée entre la mise en réserve (épargne). la distribution aux associés et la distribution aux salariés. Elle est en principe soumise à l'impôt sur les sociétés.

  • Mutuelle : assurance dont les adhérents
    sont également les propriétaires. Elle poursuit un but non lucratif de protection des intérêts de ses membres.

Droit : Quelles réponses apporte le droit face aux risques auxquels s'expose l'entreprise

La gestion des risques liés à l'activité de l'entreprise
(Chapitre 12)

  • Risque : évènement dont la survenue est
    aléatoire et qui peut créer un dommage aux personnes et/ou aux biens. Ils peuvent être de différente nature: physique, économique, juridique, social, politique, etc.

  • Principe de précaution : mesures mises en place pour prévenir les risques lorsque la science ne permet pas en l'état actuel des choses de fournir des certitudes sur les conséquences d'un agissement. Elle incite les comportements de prudence face à l'ignorance,notamment dans le domaine environnemental et les risques sur la santé des individus.

  • Principe de prévention : mesures place pour mises en éviter des dangers professionnels avérés tels que les accidents ou les maladies.

  • Fait juridique : évènement volontaire ou situation. ou non, auquel la loi attache des effets juridiques,
    découlent sans que ces effets découlent d'une volonté des personnes intéressées. 

  • Acte juridique : manifestation de volonté par les  personnes intéressées de produire effets de droit des dans une situation précise. Le principal acte juridique est le contrat.

  • Responsabilité : devoir de répondre ses actes et de d'en assumer les conséquences.

  • Fait générateur : évènement par lequel sont réunies les conditions pour la mise oeuvre de la responsabilité et qui est à l'origine du dommage
    subi. Il peut être fondé sur la faute ou le risque.

  • Dommage : atteinte patrimoniale ou extrapatrimoniale aux intérêts de la victime constatée dans les faits.

  • Dommage moral : souffrances psychologiques ressenties personnelles ou face à
    la souffrance de ses proches.

  • Lien de causalité : rapport entre une cause
    et son effet, sa conséquence.

  • Dommage corporel : atteinte à l'intégrité physique d'une victime ayant subi un accident agression.

  • Responsabilité civile : obligation de réparer les dommages causés à autrui.

  • Amiable : ensemble de mécanismes de
    résolution des différends, hors de l'intervention d'un juge. Il favorise l'apaisement et le retour du dialogue entre les parties. Depuis 2023. il y a une volonté de l'État de faire de l'amiable le principe et du contentieux l'exception.

  • Dommage matériel : atteinte à un intérêt patrimonial, c'est-à-dire destruction ou dégradation d'une chose, mais aussi perte économique subie.

  • Conciliation : mécanisme amiable de résolution des conflits par lequel un conciliateur accompagne les parties dans la recherche d'une solution, grâce à des propositions permettant de mettre fin au conflit. Le conciliateur est un auxiliaire de justice bénévole et assermenté.

  • Médiation : mécanisme amiable de résolution des conflits, par lequel un médiateur accompagne les parties dans la recherche d'une solution grâce à des propositions permettant de mettre fin au conflit. Le médiateur est un professionnel indépendant rémunéré.

  • Procédure participative : procèdure au cours de laquelle les parties s'engagent par contrat à tenter de régler les différends qui les opposent à l'amiable avant de saisir un juge

  • Arbitrage : procédure amiable de règlement des conflits au cours de laquelle les parties conviennent de soumettre leur litige à

  • un tribunal arbitral .Le (les) arbitre(s) choisi(s)
    par les parties, rend(ent) une décision qui s'impose. C'est une justice privée et rapide,  parfois coûteuse. L'arbitrage est exclu dans certains domaines comme celui relatif à l'exécution d'un contrat de travail. 

La gestion des risques liés à l'activité de l'entreprise
(Chapitre 12)

  • Mise en demeure : acte par lequel une
    personne demande à son débiteur d'exécuter
    son obligation issue du contrat.

  • Obligation de moyen : celui qui doit
    exécuter la prestation (débiteur) doit tout
    mettre en œuvre pour aboutir au résultat
    attendu par le bénéficiaire, sans pour autant
    être tenu de garantir ce résultat. Le débiteur
    s'engage seulement à réaliser tous les efforts
    pour exécuter son obligation.

  • Obligation de résultat : le débiteur est
    tenu de répondre à un objectif précis. Il
    s'engage à procurer un résultat concret et
    déterminé dès l'origine.

  • Exception d'inexécution : consiste à
    suspendre l'exécution de son obligation
    jusqu'à ce que l'autre partie exécute la sienne.
    Il doit être < manifeste » que le cocontractant ne s'exécutera pas à l'échéance et les conséquences de cette inexécution doivent être < suffisamment graves » pour justifier un refus d'exécuter sa propre obligation.

  • Exécution forcée : action en justice qui
    permet au bénéficiaire d'une obligation
    (créancier) de forcer le débiteur à respecter
    son obligation issue du contrat.

  • Résolution : anéantissement rétroactif
    d'un contrat en cas d'inexécution fautive d'une des parties. Pour des contrats à exécution successive comme le bail, on parlera plutôt de résiliation qui jouera uniquement pour l'avenir.

  • Force majeure : évènement imprévisible
    lors de la conclusion du contrat, irrésistible

  • et insurmontable qui empêche la réalisation par une partie de son obligation. Les événements peuvent être des événements naturels, tels que tremblement de terre, inondation, tempête, foudre ou des événements humains et sociaux tels que grèves, émeutes, etc.

Management : Comment l'entreprise organise-t-elle ses ressources

Structure, coordination et contrôle au sein de l'entreprise
(Chapitre 13)

  • Structure organisationnelle : manière
    dont l'entreprise est organisée pour produire
    et fonctionner efficacement.

  • Structure fonctionnelle: structure qui
    répartit les salariés selon leur fonction et
    donc leurs compétences. C'est le système
    des répartitions par services par exemple. Elle identifie également le niveau de responsabilité des salariés dans l'entreprise. Plus les individus ont un niveau de responsabilité élevé et plus ils se trouvent hauts dans la structure. C'est la structure historiquement la plus répandue, représentée dans un organigramme sous forme de pyramide. Elle est en revanche très rigide. La communication est freinée par les nombreux intermédiaires.

  • Structure divisionnelle : cette structure se
    caractérise par une relative indépendance de
    chaque division par rapport aux autres avec
    sa propre organisation en interne en fonction
    de ses objectifs propres.

  • Structure matricielle (par projets) : structure qui répartit les tâches et responsabilités selon les besoins de l'entreprise à l'instant T. On parle de fonctionnement par projet. Elle favorise la collaboration et est très flexible. Mais elle peut être source de tensions en l'absence de dirigeants clairement identifiés.

  • Processus : voir chapitre 14.

  • Management stratégique : élaboration
    des grandes orientations de l'entreprise et la
    stratégie sur le long terme par la direction de
    l'entreprise. Il permet de déterminerles buts
    et objectifs que l'organisation veut atteindre. Il fixe également les moyens mis à disposition pour atteindre ces objectifs.

  • Management tactique : décisions d'allocation des ressources au service de la performance à moyen terme par la hiérarchie intermédiaire.

  • Management opérationnel : mise en
    œuvre concrète et à court terme des plans
    d'action décidés parles niveaux hiérarchiques supérieurs. Il implique d'animer correctement les équipes afin de réaliser les objectifs définis par la direction.

  • Style de direction : manière dont le dirigeant va orienter l'action de ses équipes et de l'entreprise de manière générale. Elle dépend notamment de la personnalité du dirigeant et influe sur l'implication des parties prenantes.

  • Style autoritaire : organisation caracté-
    risée par une prise de décision par le dirigeant seul, sans consultation de ses équipes. II n'y a aucune délégation de prise de décision. Le dirigeant joue sur la contrainte et la peur de sanction pour asseoir son autorité.

  • Style paternaliste : organisation caractérisée par une prise de décision par le dirigeant seul. Néanmoins, ici l'implication des salariés est encouragée par un système de récompenses et sanctions. Il y a peu de délégation de prise de décision. C'est un système qui repose sur un lien direct entre le dirigeant et les salariés, sans encourager le travail en équipe.

  • Style consultatif : organisation caracté-
    risée par une prise de décision par le dirigeant après recueil des avis et idées de ses collaborateurs. La communication et le travail d'équipe sont encouragés.

  • Style participatif : organisation caractérisée par une prise de décision commune par le dirigeant et ses équipes. Le travail d'équipe et la communication sont fortement encouragés.

  • Mécanismes de coordination : manière
    dont l'entreprise va coordonner l'action
    collective au sein de l'entreprise.

  • Ajustement mutuel : mécanisme de coordination par lequel les salariés parviennent ā se coordonner sans communiquer de manière formelle.

  • Standardisation des normes : mécanisme
    de coordination par lequel on impose des
    normes de travail ou des comportements
    à tous.

Structure, coordination et contrôle au sein de l'entreprise 
(Chapitre 13)

  • Standardisation des qualifications : mécanisme de coordination par lequel la répartition des postes est réalisée en fonction de compétences précises et repose sur des formations pour exécuter le travail tel qu'il est attendu.

  • Standardisations des résultats : mécanisme de coordination par lequel on impose les objectifs à atteindre en termes de quantité de production et de qualité.

  • Standardisation des procédés : mécanisme de coordination par lequel on impose des procédures de travail harmonisées.

  • Supervision directe : mécanisme de coordination par lequel le chef d'entreprise, de service ou de pôle donne ses consignes pour harmoniser le travail de tous.

Management : Comment l'entreprise organise-t-elle ses ressources

L'exploitation par l'entreprise de ses ressources
(Chapitre 14)

  • Processus : ensemble de tâches reliées
    entre elles pour atteindre un objectif, notamment pour fournir un produit ou service fini.

  • Tâche : travail spécifique à exécuter dans certaines conditions et en principe dans un délai déterminé.

  • Processus de production : processus
    permettant la réalisation du bien afin de satisfaire la clientèle.

  • Processus de support : activités annexes qui permettent d'organiser les ressources de l'entreprise et encadrer le processus de production.

  • Processus de pilotage : concerne la démarche et les modalités de prise de décision dans l'entreprise

  • Ressource : moyen dont dispose l'entreprise pour fonctionner et produire des biens et services. Par sa production, elle répond à sa finalité de création et de répartition de valeur,

  • Ressources tangibles :éléments physiques,
    palpables, concrets dont dispose l'entreprise
    pour réaliser son activité. On y retrouve les
    ressources humaines d'un point de vue quantitatif, c'est-à-dire les salariés eux-mêmes, les ressources matérielles (bâtiments.
    machines, etc) et les ressources financières.
    même s'il ne s'agit pas uniquement de la
    monnaie que l'on peut manipuler.

  • Ressources intangibles : éléments
    immatériels dont dispose l'entreprise
    pour réaliser son activité. On y retrouve
    les ressources humaines d'un point de vue
    qualitatif, c'est-à-dire les compétences et
    l'expérience acquise. On y retrouve aussi
    la technologie, les brevets et marques, la
    réputation, etc

  • Compétence individuelle : capacité à
    mettre en œuvre des aptitudes diverses
    (savoir, savoir-faire et savoir-être) dans un
    contexte particulier. Elle implique d'être
    capable de transposer ce qu'on a appris dans un certain contexte à une autre situation. Elle permet d'aboutir à un niveau de performance attendu et validé.

  • Savoir : ensemble des connaissances acquises par un individu grâce à sa formation et son expérience.

  • Savoir-faire : aptitude à mettre en œuvre des savoirs pratiques pour résoudre un
    problème ou aboutir à un résultat. 

  • Savoir-être : qualités personnelles et
    aptitudes à interagir avec les autres. ll est lié
    à ce qu'on appelle l'intelligence sociale, c'est
    à-dire à la faculté de comprendre le compor tement d'autrui et d'y répondre de manière
    adaptée. C'est donc également une faculté
    de communication.

L'exploitation par l'entreprise de ses ressources
(Chapitre 14)

  • Compétence collective : ensemble d'aptitudes d'un groupe de travail à atteindre des résultats attendus par la combinaison de leurs
    compétences individuelles, la qualité de leurs
    interactions et leur capacité à coconstruire
    une réponse collective aux problèmes rencontrés. Elle est liée à l'intelligence collective dont on parle davantage.

  • Intelligence collective : capacité à travailler ensemble pour faire émerger des
    résultats meilleurs que lorsque l'ensemble des membres du groupe travaillent isolément. On bénéficie des effets de groupe positifs qui stimulent la pensée et le travail et qui enrichissent les idées et les débats. C'est le concept derrière l'expression:< Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin.»

  • Effet d'expérience : augmentation de la
    maîtrise d'une activité ou d'un métier au fur
    et à mesure de sa mise en pratique qui induit
    une amélioration de l'efficience.

  • Economie d'échelle : baisse du coût unitaire de production d'un bien ou d'un service, compte tenu de l'augmentation du volume total produit. Les sources de telles économies peuvent être internes lorsqu'elles concernent une meilleure répartition du travail ou une meilleure négociations des coûts fixes. Elle peuvent aussi être externes lorsqu'elles résultent d'une forte demande ponctuelle sur un secteur d'activité en particulier, la mise sur le marché de matériels de production plus performant, etc. 

Management : Quel financement pour l'entreprise 

Les choix de financement de l'entreprise
(Chapitre 15)

  • Cycle d'exploitation : ensemble des tâches
    et activités réalisées par l'entreprise pour produire, de l'achat des matières premières
    ou marchandises à la vente et l'encaissement
    du prix.

  • Besoin en fonds de roulement (BFR)
    somme nécessaire à l'entreprise pour assurer
    son fonctionnement et couvrir ses charges de fonctionnement habituel. Elle permet de faire
    face au décalage de trésorerie entre l'argent décaissé pour payer ses matières premières
    et l'argent encaissé pour les ventes réalisées. Le délai entre le paiement des matières premières et le paiement des ventes réalisées dépend des délais de paiement accordés à l'entreprise par ses fournisseurs et des délais qu'elle-même accorde à ses clients pour payer leurs achats.

  • Cycle d'investissement : acquisition et utilisation du matériel nécessaire à l'entreprise pour développer son activité, de son achat jusqu'au paiement.

  • Fonds de roulement net global (FRNG)
    somme nécessaire à l'entreprise pour payer
    ses fournisseurs, ses employés et l'ensemble
    de ses charges de fonctionnement en attendant de faire des recettes. C'est la différence
    entre les capitaux permanents de l'entreprise
    (capitaux propres et dettes à long terme) et l'actif immobilisé (cf. ci-après).

  • Autorisation de découvert : accord avec
    la banque permettant de continuer de faire
    fonctionner un compte bancaire malgré un
    solde négatif. C'est un service bancaire en
    principe payant.

  • Délai de paiement : délai accordé entre la livraison du bien ou réalisation de la prestation et le paiement de la facture du bien ou service acheté.

  • Affacturage : rachat des créances
    de l'entreprise par une autre entreprise
    spécialisée, moyennant le versement d'une
    commission, qui se charge ensuite d'obtenir le règlement auprès des différents débiteurs. Elle permet à l'entreprise d'obtenir paiement avant la date d'échéance prévue initialement avec le client. C'est ensuite la société de crédit qui s'occupe d'obtenir le paiement auprès des clients.

  • Escompte bancaire :avance de paiement
    d'une créance directement par la banque.
    moyennant intérêts et commission.

  • Crédit-bail : location d'un bien pendant
    une durée fixée avec possibilité d'acquisition à l'échéance.

  • Compte de résultat : document comptable
    dont l'objet est d'indiquer la valeur de la création de richesse par l'activité de l'entreprise sur un exercice comptable (une année). Il permet de déterminer le résultat réalisé sur l'année, qu'il s'agisse d'un bénéfice ou d'une perte, grâce au recensement des dépenses et des gains. Il est représenté sous forme de tableau avec les charges à gauche et les produits à droite.

  • Produit : gain réalisé par l'entreprise
    que l'on peut distinguer selon qu'il s'agisse
    d'un produit d'exploitation, financier ou
    exceptionnel.

  • Charge : dépense réalisée par l'entreprise
    que l'on peut distinguer selon qu'il s'agisse
    d'une charge d'exploitation, financière ou
    exceptionnelle.

  • Résultat d'exploitation : indicateur de
    performance économique de l'entreprise
    dans l'exercice de son cœur de métier. Il
    résulte de la différence entre les produits et
    les charges d'exploitation. Dans les produits
    d'exploitation, on retrouve notamment le
    chiffre d'affaires, les stocks, les subventions
    et les redevances issues de l'exploitation d'un
    brevet ou d'une licence. Parmi les charges
    d'exploitation, on retrouve les achats de
    marchandises, les salaires et charges sociales,
    les dépenses pour le loyer, l'énergie, le transport ou encore les impôts et taxes. 

Les choix de financement de l'entreprise
(Chapitre 15)

  • Résultat financier : différence entre les

produits et les charges financiers. Parmi les
produits financiers, on retrouve les gains issus de placements financiers réalisés par l'entreprise. Dans les charges financières, on retrouve notamment les intérêts d'emprunt.

  • Résultat exceptionnel : différence entre

les produits et les charges exceptionnels.
Les produits exceptionnels concernent par
exemple les ventes de biens appartenant à
l'entreprise. Dans les charges exceptionnelles,
on retrouve des frais liés à un licenciement ou
à une procédure en justice, les majorations d'impôts, les intérêts de retard.

  • Bilan comptable :représentation du patrimoine de l'entreprise à un instant T, représenté sous forme de tableau. Il recense et, synthétise ce qui appartient à l'entreprise, mais également ce qu'elle doit. L'actif est recensé à gauche et le passif à droite. Dans un bilan comptable, l'actif doit toujours être égal au passif.

  • Actif : on y retrouve ce que l'entreprise

possède, classé du plus durable au plus temporaire (on dit aussi du moins liquide au plus liquide). On y trouve d'abord l'actif immobilisé puis l'actif circulant

  • Actif immobilisé : ensemble des biens qui

ont vocation à rester durablement au sein de l'entreprise. L'entreprise ne peut pas le vendre si facilement que l'actif circulant. Oп dit qu'il est moins liquide. Les immobilisations sont d'un montant supérieur à 500 € HT et leur durée supposée d'usage est supérieure à un an. C'est un élément du patrimoine qui est censé créer de nouvelles ressources au profit de l'entreprise. L'actif immobilisé est classé entre les immobilisations corporelles,
incorporelles et financières. D'un point de

vue comptable, les immobilisations sont

amorties. Cela signifie que leur coût d'acquisition est réparti sur leur durée d'utilisation. L'amortissement reflète la perte de valeur des biens durables, compte tenu de l'usure ou de l'obsolescence.

  • Immobilisations corporelles : biens sur

lesquels l'entreprise exerce son droit de
propriété, On y retrouve les terrains, les
constructions, les équipements, etc,

  • Immobilisations incorporelles : biens

n'ayant pas de substance physique et
n'étant pas constitués par de la monnaie. On y retrouve les brevets et licences, les logiciels, etc.

  • Immobilisations financières : actifs

monétaires de l'entreprise. On y retrouve
des participations dans d'autres sociétés, etc.

  • Actif circulant : ensemble des éléments

de l'actif qui sont mobilisables à court terme.
c'est-à-dire tous les biens qui seront conservés
moins d'un an.

  • Passif : moyens de l'entreprise utilisés

pour financer les actifs. Le passif se répartit
entre les capitaux propres et les dettes.

  • Capitaux propres : ensemble des ressources de la société. On y retrouve les apports réalisés par les associés ou les actionnaires, lors de la création de la société. C'est le capital social. Au cours de la vie de la société, le capital social peut augmenter ou diminuer. On y retrouve aussi l'argent généré par son activité.

  • Dette : obligation que l'entreprise a

contractée vis-à-vis d'un créancier et qui provoquera une sortie d'argent au profit de ce créancier. Ces dettes peuvent être issues d'un contrat ou de la réglementation.

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