top of page
Capture d'écran 2026-05-16 155040.png

Modélisation d'un RCU dans Notion

Référentiel Client Unique

Elaboration et optimisation du système d'information commercial et marketing

Votre_RCU_sur_mesure_avec_Notion
00:00 / 15:59

Les 4 fonctions clés d'un Référentiel Client Unique

1. COLLECTER

  • Agréger les données clients de tous les points de contact

2. UNIFIER

  • Créer des profils clients enrichis et décloisonnés

3. SEGMENTER

  • Construire des audiences affinées

4. ACTIVER

  • Orchestrer des parcours cross-canal personnalisés

Comment mettre en place un RCU : 2 possibilités

#2 L’approche CDP : unifier la data et orchestrer les cas d’usage dans un même outil

Si vous cherchez à aller plus vite et à donner plus d’autonomie à vos équipes métiers, vous pouvez vous tourner vers la deuxième approche : la Customer Data Platform (CDP). Cet outil nouvelle génération fonctionne comme un data warehouse, mais avec une grosse différence : il est directement activable par le marketing.

La CDP couvre en effet l’ensemble du cycle de vie de la donnée, de la collecte à l’activation, dans une interface unique et unifiée.

Elle va :

  • Collecter les données de vos sources (CRM, site web, apps, e-commerce…) via des connecteurs ou des API.

  • Dédupliquer et structurer ces données pour créer des profils clients uniques.

  • Enrichir ces profils avec des données calculées (champs calculés) ou prédictives.

  • Segmenter vos audiences sur la base de critères marketing (attributs, comportements, valeur…).

  • Activer ces segments dans vos outils d’exécution (CRM, marketing automation, publicité…), en batch ou en temps réel selon les cas d’usage.

Le gros plus de la CDP, c’est son interface no-code, pensée pour les marketeurs. Grâce à des fonctionnalités de type glisser-déposer, les équipes peuvent construire des segments et orchestrer des scénarios sans dépendre de l’IT.

Gesdocmarketing : Le RCU - Master 1 - Bloc 3

Autre avantage clé : certaines CDP intègrent directement des capacités d’activation (personnalisation web, marketing automation…), ce qui permet de couvrir l’ensemble des cas d’usage marketing dans une seule plateforme unifiée. On parle alors de « CDP augmentée », ou de plateforme d’engagement client.

L’approche CDP est idéale pour les entreprises qui veulent digitaliser leur marketing et passer à l’échelle en matière de personnalisation. Elle convient particulièrement aux secteurs très B2C où l’enjeu est d’orchestrer des parcours cross-canal fluides et temps réel (retail, e-commerce, travel, média…).

Seule limite : l’investissement peut être conséquent, surtout si l’on opte pour une CDP élargie à l’activation. Il faudra bien challenger le ROI sur vos cas d’usage prioritaires et penser votre roadmap par étapes.

Bien définir ses objectifs data pour choisir la bonne approche

Il n’y a pas de « meilleure » approche dans l’absolu. Votre choix dépendra de votre niveau de maturité data, de vos ressources tech et marketing, et de vos objectifs business.

Voici quelques questions clés pour vous guider :

  • Quel est votre niveau de complexité data (volume, variété des sources…) ? Avez-vous déjà une infrastructure data en place (data warehouse, datalake…) ?

  • Quels sont vos use cases prioritaires ? Est-ce que vous recherchez avant tout à consolider votre connaissance client ou à activer des parcours temps réel ?

  • Disposez-vous des compétences data et marketing en interne pour gérer la solution ? Quel niveau d’autonomie recherchez-vous pour vos équipes ?

  • Quelles sont vos contraintes budgétaires et votre horizon de ROI ? Privilégiez-vous une approche progressive ou un déploiement rapide ?

En fonction de vos réponses, vous vous orienterez vers l’une ou l’autre option :

  • L’approche data warehouse si vous avez déjà une culture data et des ressources tech, et que vous recherchez avant tout à valoriser vos actifs existants. C’est un bon point de départ pour structurer votre Référentiel Client Unique, que vous pourrez compléter par la suite avec des outils d’activation.

  • L’approche CDP si vous voulez aller vite sur des use cases marketing prioritaires et donner un maximum d’autonomie à vos équipes métiers.

Dans tous les cas, gardez en tête que le Référentiel Client Unique est un investissement de long terme, qui se construit de façon progressive. L’essentiel est de commencer par poser les fondations, en vous concentrant sur la qualité de la donnée et sur des quick wins. Vous enrichirez ensuite votre RCU étape par étape, use case après use case.

Construire un RCU avec Notion

Notion peut servir à créer un RCU si vous voulez centraliser vos fiches, vos parcours, vos contenus et vos workflows dans un seul espace de travail collaboratif. Notion permet justement de gérer notes, documents, tâches, projets et tableaux dans des bases de données, ce qui est pratique pour structurer un RCU.

Usage possible en RCU

Vous pouvez l’utiliser pour :

  • créer une base de données de contacts, comptes ou clients ;

  • suivre les interactions, actions et relances ;

  • organiser les contenus par pages, propriétés et vues filtrées ;

  • relier plusieurs formulaires à une même base pour collecter des données.

Limites à garder en tête

Notion reste surtout un outil d’organisation et de collaboration, pas un CRM/RCU spécialisé prêt à l’emploi comme une solution métier dédiée. Il convient bien pour une version simple ou sur mesure, mais moins pour des besoins avancés d’automatisation, de reporting ou de gouvernance data.

Formulation simple

Si vous devez le dire en une phrase : “Notion peut être utilisé comme base de travail pour construire un RCU léger et personnalisé.”

Architecture de base

Je vous conseille de partir sur 5 bases de données principales, reliées entre elles comme un mini-CRM/RCU.

  1. Contacts : une ligne = une personne.

  2. Comptes / Organisations : une ligne = une entreprise, une association ou une structure.

  3. Interactions : appels, mails, rendez-vous, échanges.

  4. Opportunités / Demandes : besoins, projets, leads, dossiers.

  5. Tâches : actions à faire, relances, suivi opérationnel.

Colonnes utiles

Dans Contacts, mettez par exemple :

  • Nom.

  • Prénom.

  • Fonction.

  • Email.

  • Téléphone.

  • Compte lié.

  • Statut.

  • Source.

  • Date de dernière interaction.

  • Dans Comptes, prévoyez :

  • Nom de l’organisation.

  • Secteur.

  • Taille.

  • Site web.

  • Contacts liés.

  • Opportunités liées.

  • Niveau de priorité.

  • Relations à créer

  • Le cœur du système dans Notion, ce sont les relations entre bases, puis les agrégations si besoin.

  • Un contact appartient à un compte.

  • Un contact peut avoir plusieurs interactions.

  • Un compte peut avoir plusieurs opportunités.

  • Une opportunité peut générer plusieurs tâches.

  • Une tâche peut être liée à un contact, un compte ou une opportunité.

  • Vues pratiques

  • Pour rendre le RCU vraiment utilisable, créez plusieurs vues sur la même base de données.

  • Vue Table pour saisir et nettoyer les données.

  • Vue Kanban pour suivre les statuts.

  • Vue Calendrier pour les relances.

  • Vue Liste pour une lecture rapide.

  • Vue Formulaire si vous collectez des demandes entrantes

Exemple de page d’accueil

Votre page d’accueil Notion peut contenir :

  • un tableau “mes contacts à relancer” ;

  • un tableau “opportunités en cours” ;

  • une liste “tâches du jour” ;

  • un encart “KPIs” avec le nombre de contacts, comptes actifs et dossiers en cours.

Recommandation

Commencez simple : Contacts, Comptes, Interactions, Tâches. Ajoutez ensuite Opportunités si votre usage devient commercial ou relationnel plus avancé.

Modèle prêt à intégrer dans Notion 

Voici un modèle prêt à reproduire dans Notion pour un RCU simple et efficace.

Structure du workspace

Créez une page principale appelée RCU puis 4 bases de données :

  • Contacts

  • Comptes

  • Interactions

  • Tâches

Base 1 — Contacts

Propriétés à créer :

  • Nom complet.

  • Prénom.

  • Nom.

  • Email.

  • Téléphone.

  • Fonction.

  • Compte lié en relation avec la base Comptes.

  • Interactions liées en relation avec la base Interactions.

  • Tâches liées en relation avec la base Tâches.

  • Statut.

  • Source.

  • Dernière interaction en rollup depuis Interactions.

Base 2 — Comptes

Propriétés à créer :

  • Nom de l’organisation.

  • Secteur.

  • Type.

  • Taille.

  • Site web.

  • Contacts liés.

  • Opportunités liées si vous ajoutez une base commerciale.

  • Tâches liées.

  • Dernier contact en rollup.

Base 3 — Interactions

Propriétés à créer :

  • Date.

  • Type d’interaction.

  • Canal.

  • Compte lié.

  • Contact lié.

  • Compte-rendu.

  • Prochaine action.

  • Statut.

Base 4 — Tâches

Propriétés à créer :

  • Tâche.

  • Échéance.

  • Priorité.

  • Statut.

  • Contact lié.

  • Compte lié.

  • Interaction liée.

  • Responsable si vous êtes plusieurs.

Vues à créer

Pour chaque base, ajoutez au moins ces vues :

  • Table pour la saisie.

  • Kanban pour les statuts.

  • Calendrier pour les échéances.

  • Liste pour une lecture rapide.

Modèle de page contact

Dans le template d’un contact, affichez :

  • les tâches liées ;

  • les interactions liées ;

  • les propriétés principales du contact ;

  • un bloc “à faire” avec la prochaine action.

Modèle de page compte

Dans le template d’un compte, affichez :

  • les contacts du compte ;

  • les interactions récentes ;

  • les tâches ouvertes ;

  • un encart de synthèse avec secteur, taille et statut.

Version minimale à copier

Si vous voulez démarrer vite, prenez juste ceci :

  • Contacts.

  • Comptes.

  • Interactions.

  • Tâches.

  • Relations croisées entre les quatre bases.

  • Deux rollups : dernière interaction et nombre de tâches ouvertes.

Versions tableaux
 

Capture d'écran 2026-05-20 110104.png
Capture d'écran 2026-05-20 110330.png
Capture d'écran 2026-05-20 110450.png
Capture d'écran 2026-05-20 110659.png
Capture d'écran 2026-05-20 110905.png
bottom of page