Lexique CEJM Thème 5
Les mutations du travail
Economie : Quelles sont les principales évolutions du marché du travail
Droit : Comment le droit prend-il en considération les besoins des entreprises et des salariés
Les évolutions du marché du travail
(Chapitre 21)
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Marché du travail : lieu de rencontre entre l'offre de travail par les individus (ménages)
et la demande de travail par les entreprises. Il est très segmenté. Le marché s'intéresse principalement à recruter et attribuer une offre d'emploi à un demandeur d'emploi.
Segmentation : analyse qui conduit à
distinguer plusieurs marchés du travail avec pour chacun un fonctionnement spécifique. On distingue traditionnellement le marché primaire (CDI à temps plein) et secondaire (contrats plus précaires). On retrouve la même logique concernant le marché interne (au sein de l'entreprise) et externe (soumis à la concurrence des candidats) du travail, le lieu géographique de l'emploi, les secteurs d'activité ou encore l'âge, le diplôme, etc. -
Travail : activités permettant la production de biens et services.
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Emploi : travail déclaré et rémunéré. II peut être salarié ou indépendant.
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Taux d'emploi : rapport du nombre d'individus ayant un emploi sur le nombre total d'individus.
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Politique de l'emploi : intervention par
l'État permettant de corriger les déséquilibres sur le marché. On y trouve principalement les mesures de lutte contre le chômage. -
Partenaires sociaux : représentants des
syndicats et des organisations patronales
qui négocient des conditions de travail liées
notamment aux conditions de travail, à la
formation ou à la définition des normes applicables. Ils peuvent construire ou modifier des
conventions collectives. -
Convention collective : document qui
contient les règles de droit du travail applicables à un secteur d'activité établi par les organisations syndicales salariales et les employeurs.
La formation et l'exécution du contrat de travail
(Chapitre 22)
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Contrat de travail : accord conclu entre un
salarié et son employeur par lequel le salarié accepte de mettre sa force de travail à disposition de l'entreprise, moyennant rémunération. Il existe des contrats à durée déterminée ou indéterminée ou temporaires, plein temps (35 heures à temps hebdomadaires) ou à temps partiel. -
Non-discrimination : interdiction de traiter défavorablement un individu lors du recrutement, lors de l'accès à un stage ou à une formation, mais également dans ses conditions de travail ou encore du contrat lors de la rupture du contrat de travail ou de l'application d'une sanction, en raison de son appartenance àl'une des catégories visées par la loi, notamment en raison de son sexe, de son origine, son orientation sexuelle, de ses convictions religieuses ou politiques, etc.
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Compte personnel de formation (CPF) : compte
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qui recense l'ensemble des droits à la formation d'un salarié, acquis durant sa période d'activité et financés en grande partie par l'employeur. Il s'exprime en euros et est alimenté à hauteur de 500 euros de travail par année dans la limite de 5 000 euros.
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Plan de développement des compétences (ex-plan de formation) : document qui recense la politique de formation prévue par l'employeur. Il liste les actions de formation obligatoires et les actions facultatives. L'employeur y ajoute également s'il le souhaite les possibilités de bilan de compétences ou de validation des acquis de l'expérience (VAE).
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Bilan de compétences : démarche d'analyse des compétence d'un individu réalisée avec un professionnel, de ses motivations et de ses aptitudes pour définir un projet professionnel ou projet de formation.
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Validation des Acquis de l'Expérience (VAE) : procédure d'obtention d'une certification professionnelle par la validation de son expérience professionnelle acquise lors de ses divers emplois antérieurs et activités extraprofessionnelles. Elle se compose d'un dossier et d'un entretien devant un jury. Peut s'y ajouter une mise en situation professionnelle pour vérifier les acquis en circonstance réelle.
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Plan de sauvegarde de l'emploi : ensemble de mesures destinées à éviter les licenciements économiques ou permettant d'en limiter le nombre. Il est obligatoire dans les entreprises d'au moins 50 salariés lorsque l'entreprise envisage au moins 10 licenciements.
Droit : Comment le droit prend-il en considération les besoins des entreprises et des salariés
L'encadrement de la relation de travail par le droit
(Chapitre 23)
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Hiérarchie des normes : classement
des normes et textes qui participent au
fonctionnement de l'État. La hiérarchie des
normes a été formulée pour la première
fois par Hans Kelsen. On parle donc égale-
ment de la pyramide de Kelsen. Le but de
cette hiérarchie est d'assurer une cohérence
de l'ensemble des règles édictées. Selon la
hiérarchie des normes, chaque règle de
rang inférieur doit être conforme au rang
supérieur. En cas de conflit, c'est la norme
du niveau le plus élevé qui fait foi.
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Constitution : ensemble de textes qui
définit les institutions de l'État français
et organise leurs relations entre elles. On
parle plutôt de bloc de constitutionnalité.
Il regroupe la Constitution du 4 octobre 1958
et fonde la V République, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen (DDHC) du
26 août1789, le préambule de la Constitution
du 27 octobre 1946 et la Charte de l'envi-
ronnement. Y sont définis notamment
les rapports entre le Gouvernement et
le Parlement, le rôle du Président de la
République, etc. Les textes du bloc de constitutionnalité ont valeur constitutionnelle.
En droit français, ils sont au sommet de
l'ordre juridique et ont donc la valeur la plus élevée. Le préambule de la Constitution de
1946 revêt une importance particulière en droit du travail puisqu'il consacre le droit au travail, le droit à la négociation collective, le droits yndical et le droit de grève. La DDHC de 1789 pose la liberté d'exercer la profession de son choix.
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Droit international :ensemble des règles juridiques édictées pour régir les relations
entre les États et entre les individus dans un
cadre international.
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Organisation Internationale du Travail (OIT) : agence de l'Organisation des Nations Unies (ONU). Sa mission vise à défendre les droits des travailleurs au niveau international.
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Traité international ou convention inter-
nationale : accord conclu entre plusieurs
États ou Organisations Internationales afin
de régir les relations internationales. Ila force
obligatoire à l'égard des parties.
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Droit communautaire : réglementation
relative à l'Union Européenne qui regroupe
les traités européens, les règlements, direс-
tives, etc. Elle a pour objectif d'harmoniser les
réglementations nationales des États membres
Le respect des normes est garanti par un
système judiciaire spécial: la Cour de justice
del'Union européenne (CJUE). La jurisprudence
de la CJUE revêt une importance particulière
pour l'application et l'interprétation des traités.
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Loi : règle générale, abstraite et impersonnelle, sanctionnée par la force publique, quia été édictée par le Parlement et qui s'impose à tous lorsque les conditions de son applicаtion sont remplies. En droit du travail, la loi n'a que le pouvoir de déterminer les principes fondamentaux.
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Code du travail : document juridique qui
regroupe l'ensemble des lois et réglementations et leurs décrets d'application dans le domaine du droit du travail.
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Jurisprudence : ensemble des décisions
des tribunaux rendues sur des questions de
droit. Son influence est capitale en droit du
travail car les conflits sont nombreux. Elle
permet d'abord l'interprétation de textes de
droit imprécis ou incomplets. Par exemple.
les règles relatives au droit de grève ont été
définies par la jurisprudence de la Cour de
cassation. Il y a en principe 3 degrés de juridiction: le 1° degré (tribunal), le 2° degré (cour d'appel) et la Cour de cassation (ou le Conseil d'État en matière administrative).
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Droit négocié : il s'oppose au droit
édicté par l'État. Il est issu d'un accord
entre des représentants des salariés et
des employeurs. Une fois conclu, l'accord
a vocation à s'appliquer à l'ensemble des
L'encadrement de la relation de travail par le droit
(Chapitre 23)
salariés et employeurs concernés. C'est
donc un acte de nature hybride, à la fois
un acte négocié (proche du contrat) et une
source normative qui s'applique même aux
personnes qui n'ont pas contribué à son
élaboration. La négociation collective permet
d'adapter les règles du Code du travail aux
réalitës des entreprises en tenantcompte des
besoins et spécificitês du secteur concerné.
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Partenaires sociaux : individus qui
participent aux négociations sociales. On y
retrouve les représentants des syndicats
de salariés et des organisations patronales.
Ils négocient les règles au niveau de l'entre-
prise, de la branche ou interprofessionnel.
Ils participent à la gestion des organismes
de protection sociale (chômage, retraites
complémentaires et sécuritë sociale).
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Convention collective : accord négociế
entre les organisations syndicales repré-
sentatives de salariés et les employeurs. Elle
contient des règles de droit du travail appli-
cables à un secteur d'activité.
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Accord collectif : accord négocié entre
les représentants des salariés et ceux de
l'employeur, portant sur un sujet particu-
lier. Il existe différents niveaux d'accords:
national interprofessionnel, de branche оu
d'entreprise.
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Accord d'entreprise : accord conclu
entre les employeurs et les représentants
du personnel pour adapter les règles du droit
du travail à une seule entreprise.
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Représentant du personnel : salarié,
membre d'une institution de protection des
salariés, appelée institution représentative
dupersonnel (IRP). L'entreprise doit obligatoi-
rement avoir des représentants du personnel
à partir de 11 salariés. Selon le nombre de
salariés dans l'entreprise, il peut s'agir d'uл
délégué syndical, d'un membre du comité
social et économique (CSE) ou d'un repré-
sentant de la section syndicale.
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Syndicat : regroupement d'individus qui
défend des intérêts professionnels. Il faut
adhérer à un syndicat pour y prendre part.
Le groupement peut défendre des droits
et des intérêts individuels d'un salarié ou
collectifs. Le syndicat intervient auprès de
l'employeur par le biais de représentants
(délégué syndical lorsque le syndicat est
représentatif ou représentant de la section
syndicale s'il n'en remplit pas les critères).
Le syndicat œuvre pour la profession dans
son ensemble. II dispose de la personnalité
morale dès le dépôt des statuts. La repré-
sentativité accordée à un syndicat repose
sur 7 critères cumulatifs tels que le respect
des valeurs républicaines ou l'effectif des
adhérents et des cotisations.
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Comité social et économique (CSE) :
instance de représentation dans l'entreprise
à partir de 11 salariés. Les membres sont élus
par les salariés et doivent être informés ou
consultés obligatoirement par l'employeur
sur certains sujets prévus par la loi. Ils ne
négocient pas avec l'employeur.
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Convention ou accord de branche : accord
concluent entre représentants des salariés et des employeurs pour une branche, c'est-à-dire
pour toutes les entreprises qui exercent dans
le même secteur d'activité Il traite notamment des conditions de travail, de l'emploi, de
la formation professionnelle. Il permet d'har-
moniser les règles et de s'adapter aux spéci-
ficités d'un domaine d'activité. Il s'applique
en principe à l'employeur s'il est membre du
syndicat signataire de l'accord.
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Accord national interprofessionnel (ANI) : accord conclu entre représentants des salariés et des employeurs au niveau
national et qui s'applique pour toutes les
entreprises du secteur privé, c'est-à-dire
notamment les secteurs de l'industrie, la
construction, le commerce et les services.
Il traite principalement de l'amélioration
des conditions de travail des salariés. Pour
qu'il soit adopté, il faut que la majorité
des organisations syndicales patronales
et salariales le signent. Il s'applique à
l'employeur en principe s'il est membre du
syndicat signataire de l'accord.
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Règlement intérieur : document rédigé par l'employeur qui définit des règles de conduite au sein de l'entreprise dans le domaine de la sécurité, l'hygiène et la discipline et les sanctions applicables en cas de manquement. Il est obligatoire dans les entreprises d'au moins 50 salariés.
Management : Quel est l'impact des mutations du travail sur l'emploi et les conditions de travail
La gestion des compétences
(Chapitre 24)
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Gestion des emplois et des parcours professionnels (GEPP) : ensemble des
mesures permettant d'harmoniser, planifier et optimiser le capital humain, prise par
négociation collective au niveau de l'entreprise. On parle beaucoup de la gestion des talents. Évolution naturelle de la GPEC (Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences), la GEPP se veut plus dynamique dans l'anticipation des évolutions. Elle intègre davantage de formations continues. Elle est obligatoire dans les entreprises de plus de 300 salariés. Elle fait l'objet d'une négociation tous les 3 ans. -
Organigramme : représentation sous
forme de schéma de l'organisation interne
de l'entreprise. On y trouve généralement les différentes fonctions dans l'entreprise, l'organisation hiérarchique et les liens entre
les salariés. -
Fiche de poste : document qui récapitule les caractéristiques d'un poste. C'est une sorte
de notice des attendus pour un emploi spécifique. On y trouve généralement l'intitulé poste, du les conditions principales de travail (lieu, horaires, liens hiérarchiques, etc.), les missions confiées et les compétences requises. -
Pyramide des âges : représentation graphique par âges et par sexes des effectifs de l'entreprise à un instant T. Elle permet notamment de prévoir les départs à la retraite.
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Recrutement : actions mises en œuvre
pour choisir au mieux la personne correspondant aux exigences d'un poste de travail. Bien que dans le langage commun il s'agisse principalement d'embaucher une personne étrangère à l'entreprise (recrutement externe), le recrutement peut aussi être interne. Il résulte alors d'une promotion ou d'un changement de poste pour un salarié donné. -
Formation : actions mises en œuvre pour
développer les compétences des salariés
et les faire correspondre aux besoins de
l'entreprise. -
Mobilité : changement de poste d'un
salarié au sein de son entreprise. On y trouve
la mobilité géographique (changement de
lieu de travail mais missions identiques) оп
professionnelle (promotion ou modification
de l'emploi). -
Entretien d'évaluation : temps d'échange
entre un salarié et son employeur permettant d'évaluer ses compétences professionnelles, afin de fixer de nouveaux objectifs. Il est annuel en principe. Il n'est pas obligatoire selon la loi mais peut être imposé par une convention collective. Une consultation du CSE est nécessaire à ce titre pour les entreprises de plus de 50 salariés. -
Entretien professionnel : temps d'échange
obligatoire entre l'employeur et le salarié.
Il est est fixé tous les 2 ans et tous les 6 ans pour le bilan. Il s'impose également lors d'un retour -
de congé (maternité, année sabbatique).
Ce n'est pas un rendez-vous d'évaluation. Il a vocation à accompagner les perspectives du salarié dans son évolution professionnelle et dans la gestion de sa carrière.
La motivation des salariés
(Chapitre 25)
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Motivation : ensemble des facteurs qui
permettent à un salarié de rester impliqué
et efficace pour atteindre les objectifs qui
lui sont fixés. Ils peuvent être personnels,
économiques, environnementaux, etc. Ils
déterminent le comportement du salarié
face au travail confié et son engagement.
La motivation est intrinsèque lorsqu'elle
découle du salarié lui-même. Elle est
extrinsèque lorsqu'elle est liée à des
éléments extérieurs au salarié comme la
rémunération. -
Levier de motivation : élément psychologique et réel qui permet à un salarié de rester impliqué dans son travail.
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Conditions de travail : environnement
dans lequel les salariés exercent leur travail. On y trouve des éléments concrets, opérationnels mais aussi psychosociaux. -
Qualité de vie au travail (QVT) : actions mises en œuvre pour améliorer les conditions de travail des salariés au service de la performance de l'organisation. L'ANI de 2013 la définit comme un sentiment de bien-être au travail perçu collectivement et individuellement qui englobe l'ambiance, la culture de l'entreprise, l'intérêt du travail, les conditions de travail, le sentiment d'implication, le degré d'autonomie et de responsabilisation, l'égalité, un droit à l'erreur accordé à chacun, une reconnaissance et une valorisation du travail effectué.
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Qualité de vie et des Conditions de Travail
(QVCT) : selon I'ANI de 2020, conditions dans
lesquelles les salariés exercent leur travail.
et leur capacité à s'exprimer et à agir sur
le contenu de celui-ci, qui déterminent la
perception de la qualité de vie au travail qui
en résulte. Elle remplace la QVT. -
Climat social : indicateur RH mesurant la
relation des salariés avec l'entreprise et leur
emploi, c'est-à-dire leur degré de satisfaction. -
Risques psychosociaux (RPS) : risques
pour la santé physique et mentale des
salariés. On y trouve notamment le stress,
les violences et l'épuisement professionnel.
