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Lexique CEJM Thème 2

La régulation de l'activité économique

Economie : Quel est le rôle de l'Etat dans la régulation économique

Le rôle de l'Etat dans l'économie et les finalités des politiques économiques (Chapitre 6)

  • Etat :regroupe ici l'administration centrale

(ministères et préfectures), mais aussi les
collectivités territoriales et les organismes
de sécurité sociale.

  • Déséquilibre économique : situation

où l'équilibre du marché (entre l'offre et la
demande) ou de l'économie n'est pas atteint.

  • Chômage : déséquilibre sur le marché

du travail, qui se caractérise par un excès de
l'offre de travail par rapport à la demande des
entreprises. Le taux de chômage est établi
tous les trimestres par l'INSEE. II correspond à
la proportion de chômage par rapport au total
de la population active. Sont considérées au
chômage les personnes de plus de 15 ans qui

n'ont pas d'emploi, qui en recherchent active-
ment et qui sont disponibles pour travailler.

Il y a un chômage conjoncturel (lorsqu'il est

lié à une baisse ponctuelle d'activité écono-
mique: les gens consomment moins donc

les entreprises produisent moins) et struс-
turel (plus durable, qui résulte par exemple

de l'évolution des métiers et donc des incohé-
rences entre la formation et les besoins du

marché du travail).

  • Population active : personnes exerçant

une activité professionnelle rémunérée ou
susceptibles de le faire (qui sont au chômage).

  • Plein emploi :situation idéale où l'ensemble

de l'offre de travail rencontre l'ensemble de la

demande. Aucun pays ne l'a rencontré durable-
ment dans les faits. On se trouve aujourd'hui

dans un chômage de masse.

  • Inflation : hausse généralisée et durable

des prix. À salaire constant, elle signifie que
l'on peut moins consommer. Elle est mesurée
par l'INSEE grâce à des relevés de prix sur
plus de 200 000 produits chaque mois

représentatifs de ce que les gens consomment. Elle peut être causée par la demande (pénurie durable), par les coûts (augmentation durable des matières premières ou des salaires par exemple) ou par la monnaie (excès de création de monnaie sur le marché).
On tente de maintenir l'inflation à un taux
proche de 2% car elle est liée à la croissance.

  • Déflation : baisse généralisée et durable

des prix qui indique souvent une crise et a
des incidences sur le fonctionnement de
l'économie.

  • Stagflation : (mélange de stagnation et

inflation, terme né dans les années 1970):
stagnation de l'activité et de la production
(croissance faible voire nulle) mais inflation
des prix. C'est un paradoxe économique.

  • Allocation : affectation par l'État des

ressources en fonction d'une analyse de
l'activité économique et des secteurs pour
lesquels le fonctionnement du marché n'est
pas optimal.

  • Régulation : recherche de stabilisation de

l'activité économique par l'État en freinant
les fluctuations brutales.

  • Redistribution : correction de la répartition des revenus entre agents économiques

par l'Etat selon un principe de justice sociale.

  • Justice sociale : concept politique et moral

qui vise l'égalité des droits des individus,

grâce à une solidarité collective permet-
tant une répartition juste et équitable des

revenus

  • Croissance : augmentation durable de

la production de biens et services sur une
période donnée.

  • Récession : recul du PIB sur au moins 2

trimestres. Elle correspond au ralentissement
de la croissance économique dans un pays.

  • PIB (Produit Intérieur Brut) : somme des

valeurs ajoutées réalisées par l'ensemble des
entreprises, les administrations et associations d'un pays sur une période donnée. II s'agit de la richesse créée par un pays.

  • IDH (Indice de Développement Humain)

indice permettant de mesurer le niveau
de développement d'un pays grâce à des

Le rôle de l'Etat dans l'économie et les finalités des politiques économiques (Chapitre 6)

indicateurs qualitatifs et quantitatifs. On prend en compte par exemple l'espérance
de vie, le niveau d'instruction, le PIB par habitant, etc.

  • Politique économique : ensemble des

mesures prises par l'État permettant d'abord destabiliser la situation économiqueetà plus long terme de pérenniser le développement économique.

  • Politique conjoncturelle : mesures des pouvoirs publics à court terme permettant d'agir sur des déséquilibres économiques immédiats tels que le chômage ou la croissance faible.

  • Politique structurelle : mesures d'action à

long terme permettant de modifier la structure et les caractéristiques fondamentales de l'économie.

  • Politique de l'offre : mesures d'incitation des entreprises à accroître leur offre de biens et services et à investir.

  • Politique de la demande : mesures d'incitation aux ménages à accroître leur demande et à consommer davantage.

  • Balance commerciale : différence entre

les exportations et les importations. C'est un
indicateur de compétitivité avec les autres pays.

  • Déficit public : différence (négative) entre

les recettes et les dépenses des administrations publiques sur une année. Il s'oppose à
l'excédent public. Le déficit public résulte en
partie de la réticence à collecter de l'impôt
pour attirer les entreprises et les talents dans
le pays, mais également d'une augmentation
forte des dépenses sociales dues à l'augmentation du chômage, de la pauvreté, de l'exclusion
sociale et au vieillissement de la population.

  • Dette publique : ensemble des emprunts

souscrits par l'État. Elle résulte de la somme
des déficits publics des années passées.

  • Crise économique : dégradation brutale

de la situation économique dans un pays
ou une zone donnée. Elle se caractérise par
une croissance plus faible. Les causes d'une
crise économique sont différentes selon les
auteurs. Elle pourrait être due par exemple
à des réductions de l'offre, une insuffisance
de la demande ou des difficultés d'adaptation

 

Economie : Quel est le rôle de l'Etat dans la régulation économique
Droit : Comment les activités économiques sont-elles régulées par le droit

L'impact et les limites des politiques économiques sur l'entreprise (Chapitre 7)

  • Interventionnisme : politique qui de l'État choisit d'intervenir dans l'économie
    pour protéger les intérêts des citoyens et développer des secteurs d'activités stratégiques.

  • Protectionnisme : politique intervention- niste de l'Etat pour protéger l'économie d'un pays contre la concurrence étrangère, afin de maintenir ou développer sa production. Il s'oppose au libre-échange.

  • Libéralisme : courant de pensée qui s'oppose à l'intervention de l'État dans l'économie et prône la liberté du marché. Selon cette doctrine, la liberté de marché aboutit naturellement à un équilibre.

  • Capitalisme : système économique basé sur la propriété privée des moyens de produc- tion. Il induit la concentration du pouvoir économique entre les mains des entreprises. Ceux qui détiennent le capital ont alors le pouvoir d'exploiter et de contrôler leurs biens et en tirent des revenus, les profits.

  • Politique budgétaire : politique conjonc- turelle qui agit à court terme sur l'affectation du budget de l'État. C'est un levier de régulation économique.

  • Politique fiscale : ensemble des règles
    relatives aux impôts.

  • Politique monétaire : ensemble des règles mises en place par les autorités de la monnaie pour rêguler la quantité de monnaie en circulation dans l'économie. Pour la France, c'est la Banque Centrale Européenne qui détient ce rôle. De façon simplifiée, l'octroi de crédits aux emprunteurs nécessite de créer de la nouvelle monnaie. La banque va donc accorder des prêts avec de l'argent qu'elle n'a pas. Le système fonctionne tant qu'il n'y a pas trop d'argent libéré d'un coup. Il faut donc contrôler la quantité de monnaie injectée dans le circuit économique.

  • Politique d'austérité (ou de rigueur) :

  • politique budgétaire, fiscale et monétaire
    qui vise à atteindre l'équilibre du budget
    de l'État. C'est une politique de l'offre. Il peut être question de baisser les dépenses publiques pour réduire le déficit et la dette publique (arrêt des investissements). Il peut s'agir également de diminuer les dépenses sociales (prestations sociales). Pour freiner la demande, l'État peut restreindre le crédit (augmentation des taux d'intérêt d'emprunt). augmenter l'impôt, bloquer les salaires, etc.

  • Plan ou politique de relance : ensemble des
    mesures budgétaires, fiscales et monétaires
    mises en place pour sortir d'une crise économique. L'objectif est de faire repartir la croissance. Pour cela, les dépenses publiques augmentent, la fiscalité diminue, les taux d'intérêt diminuent. C'est une politique de la demande. Elle se base sur les principes de Keynes.

  • Pouvoir d'achat :capacité d'un ménage à consommer une certaine quantité de biens et services compte tenu de son revenu.

  • Lobby : groupe de pression ou d'influence
    créé pour promouvoir ses intérêts.

  • Intérêt général : désigne ce qui est
    bénéfique à l'ensemble de la communauté.

  • Régulation supranationale : actions
    décidées à un niveau au-dessus de l'État,
    c'est-à-dire pour la France par exemple au
    niveau européen ou international.

La régulation de l'activité économique par le droit
(Chapitre 8)

  • Liberté du commerce et de l'industrie :
    principe fondamental du droit qui a désormais valeur constitutionnelle. Il met fin à l'ancien système des corporations en vigueur jusqu'en 1791. Les corporations étaient des associations de commerçants et d'artisans reconnues par l'État qui édictaient leur propre règlement et disposaient ainsi du pouvoir de limiter l'entrée sur leur marché. On se retrouvait de fait dans des situations de monopoles
    ou quasi-monopoles.

  • Liberté de la concurrence : l'entrepreneur
    peut, par son activité, si elle est loyale, capter des parts de marché de ses concurrents.

  • Liberté d'entreprendre : l'entrepreneur
    peut faire commerce où il le souhaite et de
    ce qu'il souhaite.

  • Liberté d'exploitation : l'entrepreneur
    décide seul des moyens à employer pour assurer le fonctionnement et le succès de
    son activité (dans les limites de ce qui est juridiquement autorisé).

  • Ordre public économique : ensemble des règles permettant un fonctionnement
    concurrentiel de marché et protégeant les consommateurs, mais aussi le développement durable. L'ordre public économique est lié à l'ordre public en général qui permet la vie en société et l'organisation de l'État. Il y a un ordre public de direction qui fixe les interdictions au nom de l'intérêt collectif et un ordre public de protection qui protège les individus et notamment les parties les plus faibles.

  • Recherche et développement : ensemble des activités et des processus permettant de passer d'une invention à une innovation exploitable commercialement. Elle est bien
    souvent développée en interne par les entre- prises, qui lui octroient des moyens financiers.

  • Propriété intellectuelle : regroupe les œuvres de l'esprit de toutes sortes: inven- tions, créations artistiques, œuvres litté- raires, logos, emblèmes, marques, dessins et modèles. L'avènement de l'intelligence artificielle vient questionner la définition que l'on se faisait jusqu'alors de la propriété intellectuelle. Elle regroupe la propriété industrielle et la propriété littéraire et artistique.

  • Brevet : protection accordée sur l'innovation technique qui a été créée si elle répond
    à 3 conditions cumulatives. Elle doit être
    nouvelle, utile et constitutive d'une réelle
    invention, c'est-à-dire apporter une réelle
    nouveauté. Si c'est le cas, le titulaire du brevet reçoit un monopole d'exploitation de son invention pendant 20 ans maximum, contre paiement d'une somme d'argent. En contrepartie, l'invention devient publique et peut donc être exploitée par d'autres, soit après écoulement du délai de 20 ans, soit après obtention de licences payantes d'utilisation au titulaire du brevet. C'est donc un arbitrage pour les entreprises de choisir de protéger une invention en sachant qu'elles en perdront l'exclusivité au bout de 20 ans ou de conserver le secret, au risque d'être copié si le secret s'ébruite ou si la concurrence parvient aux mêmes résultats.

  • Contrefaçon : lorsqu'une entreprise reproduit ou imite un aspect d'une autre entreprise qui relève de la propriété industrielle sans autorisation valable, il s'agit d'une contrefaçon. Produire, vendre mais aussi acheter une contrefaçon est un délit puni par la loi. Dans certains domaines particuliers, la contrefaçon peut en plus être dangereuse pour la santé, notamment dans le domaine alimentaire et médical. 30% des médicaments vendus dans le monde seraient faux.

  • Marque : signe permettant de distinguer
    précisément une entreprise de ses concurrents par un mot, un slogan, des lettres, des chiffres, un logo, une image ou une vidéo. Elle doit être Distinctive (elle ne doit pas se limiter à la description des biens et services proposés).

La régulation de l'activité économique par le droit
(Chapitre 8)

  • Licite : (elle ne peut comporter de symboles
    ou termes injurieux, offensants, discrimi- natoires ou des emblèmes de l'État).

  • Non déceptive : (elle ne doit pas être trompeuse sur la qualité, l'origine ou la nature des produits vendus).

  • Disponible : (elle ne doit pas être similaire à une marque existante).
    Elle peut être protégée pendant 10 ans à
    compter du dépôt de la demande et peut être indéfiniment renouvelée pour protéger son identité sur le marché. Le nom de domaine n'est en principe pas inclus dans la protection. L'usurpation d'un nom de domaine peut être protégée par une action en concurrence déloyale.

  • Nom de domaine : adresse d'un site web.

  • INPI : Institut National de la Propriété Industrielle. C'est l'organisme chargé de la protection des œuvres de l'esprit en France. II a été créé en 1951, même si l'idée de protéger les créations date de la Révolution.

  • Soft law : (droit mou ou droit souple): ensemble de règles juridiques qui n'ont pas de force obligatoire mais qui orientent  le comportement des personnes en suscitant leur adhésion. Il est plus flexible que le droit classique car non assorti de sanctions.

  • Compliance : ensemble des règles et
    processus volontaires mis en œuvre dans
    l'entreprise pour se conformer aux règles
    juridiques qui s'imposent et prévenir les
    risques de violation de la loi.

  • Autorité administrative indépendante
    établissement public qui agit au nom de
    l'État, chargé de réguler et de protéger les
    droits des citoyens dans leur secteur d'activité. Ses pouvoirs sont assez larges (recommandation, réglementation, sanction, etc.) Pour ce qui nous concerne, il y a notamment l'Autorité de la concurrence.

  • Autorité de la concurrence : organisme
    indépendant au service de la compétitivité
    et de la protection des consommateurs.
    Elle fait respecter la réglementation de la
    concurrence, afin de prévenir et de contrôler
    les comportements anticoncurrentiels. Elle
    travaille en étroite collaboration avec la
    Commission Européenne et avec des institutions internationales.

Management : Comment l'entreprise intègre-t-elle la connaissance de son environnement dans sa prise de décision

L'influence de l'environnement de l'entreprise sur ses décisions (Chapitre 9)

  • Macro-environnement : Caractéristiques générales de l'environnement qui peuvent influer sur l'entreprise, sans que celle-ci puisse ne avoir d'influence. L'environnement sur elles en retour  est instable, incertain et complexe. 

  • Opportunité : Occasion favorable développement au de l'entreprise ou chance qu'elle pourrait exploiter à son profit.

  • Menace : Évènement défavorable au développement de l'entreprise, qui pourrait lui causer des problèmes.

  • Analyse PESTEL : méthode d'analyse qui concerne le macro-environnement de l'entreprise, c'est-à-dire les facteurs généraux qui ont une influence indirecte sur son fonctionnement. Il s'agit d'une vision assez large de l'environnement mais il se peut qu'il y ait d'autres facteurs spécifiques qui aient un impact sur l'entreprise. Par ailleurs, il est possible que l'on ne trouve pas d'éléments pour chacun des 6 facteurs identifiés. 

  • Avantage concurrentiel : Eléments permettant de différencier une entreprise par rapport à ses concurrents. C'est un atout stratégique par rapport à la concurrence. Il permet à l'entreprise d'être compétitive.  L'avantage concurrentiel doit être durable ou difficilement remis en cause, défendable face aux menaces des concurrents et facilement reconnaissable. Pour qu'il soit pérenne, il doit être difficile à imiter, rare (c'est-a-dire difficilement accessible par les concurrents) et non substituable. En réalité, il est souvent temporaire car la concurrence est à l'affût et parvient souvent à rattraper l'avance qui a été prise.

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